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NOTRE AMI LUTHER !

par le Dr. R. L. Hymers, Jr.

Sermon prêché au Baptist Tabernacle de Los Angeles,
le soir du Jour du Seigneur, le 31 octobre 2010

« Comme il est écrit, le juste vivra par la foi » (Romains 1:17).


Certains pourront se demander pourquoi je parle ce soir sur Martin Luther. Au départ, je voudrais déclarer tout de suite que je suis un baptiste, et non un luthérien. En ce qui concerne la nature de l’Église, je suis un baptiste, et non un luthérien. Pour ce qui est du baptême, je suis un baptiste, et non un luthérien. Quant à la Sainte Cène, je suis un baptiste, et non un luthérien. Et pour ce qui est de la nation d’Israël et du people Juif, je suis un baptiste, et non un luthérien. Ce sont des points importants – et sur chacun d’eux je suis en désaccord avec Luther, et je suis avec les baptistes. Pourtant, j’apprécie profondément l’enseignement biblique sans aucune ambigüité de Luther sur la justification par la foi en Christ Seul. Je ne parle pas des luthériens modernes. Je parle de Luther lui-même. Il fut l’un des plus grands chrétiens de tous les temps.

Luther se montre dans l’histoire comme un personnage très humain, un homme de son temps, et quelque fois même cru et obstiné. Il ne voyait pas tout clairement. Il restait attaché à la doctrine catholique romaine de « théologie substitutive » où l’Église à elle seule remplacerait complètement Israël. Cette doctrine catholique est responsable de ses déclarations, tard dans sa vie, contre les juifs. Mais Richard Wurmbrand, un juif converti, lui pardonna, sachant qu’il était un homme de son époque, comme nous le sommes aujourd’hui. Plus tard l’histoire montrera que nous-mêmes aujourd'hui, avons également beaucoup d’imperfections – spécialement en ce qui concerne les graves erreurs relatives au « décisionisme. »

Cependant, malgré des « zones d’ombres » Luther avait des dons extraordinaires. Spurgeon l'admirait et le citait souvent au sujet de sa position sur la justification par la foi (voir deux des sermons de Spurgeon sur Luther, La Chaire du Tabernacle métropolitain [The Metropolitan Tabernacle Pulpit], volume XXIX, pp. 613-636). Spurgeon dit, « Le témoignage clé de notre grand Réformateur était que la justification d'un pécheur se réalise par la foi en Jésus Christ, et uniquement par cela. » (ibid., p. 727). Bien des fois, Luther aperçut ce qui est au cœur des questions théologiques et exprima ses pensées avec grande force et originalité.

Justification est le point le plus important de toutes les doctrines du salut. Sans justification, l'homme est voué aux feux de l'Enfer ! On peut être correct sur l'église, sur le baptême, sur la Sainte Cène, sur Israël – et aller quand même en Enfer parce qu'on est sans justification. D'autre part, un homme comme Luther, qui était incorrect sur ces dernières sujets, ainsi que d'autres points de doctrine, peut être sauvé s'il a connu la justification par Christ. C'est pourquoi Spurgeon appelait la justification « le "joyau de la couronne" de la Réformation », car la justification est la doctrine la plus importante, sans laquelle personne ne peut être sauvé ! Sur cette question, la plus cruciale de toutes, je me place clairement du côté du Réformateur. Je suis avec Luther sur la justification par la foi en Jésus Christ uniquement ! Ce fut le thème central de Luther – et je suis entièrement en accord avec lui sur ce point !

« Le juste vivra par la foi » (Romains 1:17).

Comment Luther est-il parvenu à comprendre de texte ? Spurgeon, le plus grand pasteur baptiste de tous les temps, nous raconte la conversion de Luther,

      Je conclurai et illustrerai son enseignement en mentionnant certains incidents de la vie de Luther. L'Évangile se dévoila lentement au grand Réformateur, petit à petit. C'est dans le monastère où il vivait, en tournant les pages de la vieille Bible attachée à un pilier par une chaîne, qu'il tomba sur ce passage – « Le juste vivra par la foi. » Cette phrase, qui venait droit du Ciel, le frappa de plein fouet, mais il n'en comprit pas toutes les implications. Il ne pouvait pas, cependant, trouver de paix en suivant sa vie religieuse et ses habitudes de moine. Ne connaissant rien de plus, il persévéra dans la poursuite des pénitences et des mortifications, parfois si pénibles, qu'on pouvait le trouver au bord de l'évanouissement, tellement il était épuisé. Cette pratique lui valut d'arriver jusqu'aux portes de la mort. Il décida qu'il devait aller à Rome, car dans cette ville, il y a une église presque pour chaque jour de l'année. Dans ces lieux sacrés, vous pouviez être assuré de voir vos péchés pardonnés et recevoir en plus toutes sortes de bénédictions. Il rêvait d'entrer dans Rome, la ville de la sainteté mais il la trouva, au contraire, un repaire d'hypocrites et une tanière d'iniquité. À sa grande horreur, il entendit des hommes dirent que si l'Enfer existait, alors Rome serait construite par dessus, car elle en était la représentation la plus proche que l'on puisse trouver en ce bas-monde; mais il continuait à croire au Pape et à faire ses pénitences, recherchant le repos, mais n'en trouvant aucun. Un jour il monta le Sancta Scala [le saint escalier,] lieu que l'on voit encore aujourd'hui à Rome, sur les genoux,. Moi-même, je me suis tenu au pied de cet escalier pour voir ces pauvres créatures monter et descendre cet escalier sur les genoux, espérant que c'était le même escalier que Jésus avait descendu en sortant de la cour de Pilate, et on prétend même que certaines marches sont marquées avec des gouttes du Sang de Christ que ces pauvres âmes dévotes embrassent pieusement. Et bien Luther montait un jour ces marches lorsque le même texte qui l'avait frappé au monastère retendit comme un coup de tonnerre dans ses oreilles, « Le juste vivra par la foi. » Il se leva de sa prostration, et redescendit les marches pour ne jamais plus les remonter à genoux, ou autrement. À ce moment-là, le Seigneur lui accorda une complète délivrance de la superstition, et il vit clairement qu'il ne devait pas vivre selon les prêtres, le clergé, les pénitences, ou quoi qu'il essaya de faire de lui-même, mais qu'il devait vivre par la foi en Christ Jésus. Notre texte de ce soir avait libéré notre moine catholique et allumé un brasier dans son âme.

[« Le juste vivra par la foi » (Romains 1:17).]

      Pas plus tôt qu'il crût, il commença à vivre activement selon ce principe. Un prêtre, nommé Tetzel, voyageait dans toute l'Allemagne en vendant le pardon des péchés pour de l'argent. Quelque fut la nature de votre péché, dès que les pièces touchaient le fond du coffre où l'argent était récolté, le pardon vous était accordé. Quand Luther eut vent de cela, il fut indigné et s'exclama « Je percerai un trou au fond de son coffre, » ce qu'il ne manqua pas de faire, pour ce coffre-là et quantité d'autres. Placarder ses nouvelles thèses sur la porte de l'église eu l'effet immédiat de réduire au silence la musique des indulgences. Luther proclama le pardon des péchés par la foi en Christ, sans argent et sans payer un prix, et les indulgences du Pape ne furent bientôt plus qu'un sujet de dérision. Luther vivait par sa foi, et ce qui aurait dût être un personnage tranquille, dénonça l'erreur aussi furieusement qu'un lion rugissant sur sa proie. La foi qui était en lui le remplissait d'une vie intense, et il entra résolument en guerre avec l'ennemi. Après quelque temps, il fut convoqué à Augsbourg, où il partit, contre le conseil de ses amis. Il fut appelé un hérétique et dût répondre de ses actes devant la « Diète » [Conseil impérial] à Worms, et tout le monde l'adjura de ne point s'y rendre, car il serait sûrement brûlé [sur un bûcher]; mais il pensait qu'il devait rendre témoignage, aussi il partit dans en chariot couvert, de village en village, et de ville en ville, prêchant le long du chemin, les pauvres venant toucher et serrer les mains de celui qui rendait témoignage à Christ et à l'Évangile au péril de sa vie. Vous vous rappelez comment il s'était tenu devant cette auguste assemblé à Worms, et bien qu'il sût que sa défense, en terme humains, lui causerait la vie, et probablement de finir sur le bûcher comme Jean Huss, il agit cependant comme un homme pour le Seigneur son Dieu. Ce jour-là, dans le Conseil impérial d'Allemagne, Luther fit un exploit pour lequel dix mille fois dix mille mères ont béni son nom, et encore plus le nom du Seigneur son Dieu. (C. H. Spurgeon, Un sermon de Luther au tabernacle[A Luther Sermon at the Tabernacle,] La chaire du Tabernacle métropolitain [Metropolitan Tabernacle Pulpit], Pilgrim Publications, réimprimé en 1973, Volume XXIX, pp. 622-623).

« Le juste vivra par la foi » (Romains 1:17

Ma première rencontre avec Luther se passa dans une église baptiste, il y a très longtemps, au début des années 1950. Un dimanche, on nous montra un film en noir et blanc sur la vie de Luther. Il semblait un étrange personnage du passé, qui n'avait pas grand chose d'intéressant à me dire. Le film me sembla long et ennuyeux, et je me demandais pourquoi mon pasteur, le Dr. Walter A. Pegg, se fatiguait pour nous le montrer. Je dois vous dire que j'ai une vue complètement différente de ce grand film aujourd'hui. J'aime beaucoup le regarder ! Cliquez ici pour voir une scène de ce film.

Ma deuxième rencontre avec Luther vint plus tard, après ma conversion. Je lisais la conversion de John Wesley, où il écrit,

Au soir, je me rendais sans grande envie à la réunion d'Aldersgate Street, où quelqu'un lisait la préface de la lettre aux Romains de Luther. Vers neuf heures moins le quart, alors qu'il était en train de décrire le changement que Dieu effectue dans le cœur par la foi en Christ, je sentis mon cœur se réchauffer étrangement. Je sentis que j'avais foi en Christ, en Lui seulement pour mon salut; et l'assurance me fut donnée qu'Il avait enlevé mes péchés, les miens propres, et m'avait sauvé de la loi du péché et de la mort (John Wesley, Les œuvres de John Wesley [The Works of John Wesley], troisième édition, Baker Book House, réimprimé en 1979, volume I, p. 103).

Ceci me fit une grande impression, parce que je savais que Wesley était devenu l'un des plus puissants prédicateurs du premier Grand Réveil. Wesley avait été converti en entendant les paroles de Luther sur la justification par la foi en Christ.

Plus tard, j'appris que John Bunyan, notre ancêtre baptiste, avait lu Luther quand il s'était si remarquablement converti, « développant son étude de la Bible avec les écrits de Martin Luther » (Le voyage du pèlerin [Pilgrim's Progress], Thomas Nelson, 1999 réimprimé, introduction par l'éditeur, p. xii). Bunyan devint l'auteur baptiste le plus lu de tous les temps !

John Wesley, le méthodiste, fut converti en entendant les paroles de Luther. John Bunyan, le baptiste, fut secouru dans son combat pour sa conversion en lisant ce que Luther avait écrit. Je pensais qu'après tout, il devait y avoir beaucoup de bien à lire les écrits de Luther. Je trouvais que la lettre aux Romains était au cœur du message de Luther. Il dit,

Cet épître est la partie principale du Nouveau Testament, et l'Évangile le plus pur, et il est désirable que non seulement les chrétiens le connaissent par cœur, mais qu'ils s'en soucient tous les jours, comme le pain quotidien de l'âme. On ne peut jamais trop le lire ou le méditer, et plus on s'en soucie, plus il devient précieux, et plus son goût devient doux (Martin Luther, Préface à la lettre aux Romains [Preface to the Epistle to the Romans], Ouvres de Martin Luther, Baker Book House, réimprimé en 1982, volume VI, page 447).

Pourquoi pensez-vous que Luther est important aujourd'hui ? Simplement parce qu'il nous ramène à l'Épître[ou lettre] aux Romains et nous montre très clairement que cet Épître « est véritablement la partie maîtresse du Nouveau Testament, et l'Évangile le plus pur. » Et ceci, c'est ce que nous devons entendre à nouveau en ces jours mauvais du « décisionnisme » Plus que tout, nous devons revenir à l'Épître aux Romains ! Les catholiques de l'époque de Luther avaient oublié le message au cœur de cette lettre aux Romains. Les « décisionnistes » d'aujourd'hui ont fait de même. C'est pourquoi le « décisionisme, » de plusieurs manières, ressemble au catholicisme. Mais dans cette lettre aux Romains, la pure lumière de l'Évangile pénètre les ténèbres de l'obscurantisme.

« Et, comme il est écrit, le juste vivra par la foi »
      (Romains 1:17).

Je vous invite à vous assoir et lire Romains 3:20-26 à voix haute.

« C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par les œuvres de la loi; car par la loi est donnée la connaissance du péché. Mais maintenant, la droiture de Dieu sans la loi est manifestée, la loi et les prophètes lui rendant témoignage. La droiture de Dieu, dis-je, qui est par la foi de Jésus-Christ pour tous ceux et sur tous ceux qui croient; car il n’y a pas de différence : car tous ont péché, et n’atteignent pas la gloire de Dieu, étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Christ Jésus : lequel Dieu a établi pour être une propitiation par la foi en son sang, afin de déclarer sa droiture pour la rémission des péchés commis auparavant, selon la patience de Dieu ; pour déclarer, dis-je, maintenant sa droiture, afin qu’il soit reconnu juste, et justifiant celui qui croit en Jésus » (Romains 3:20-26).

Vous pouvez vous assoir. Veuillez remarquer quelques uns de ces versets. Le verset vingt est critique. Il dit,

« C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par les œuvres de la loi ; car par la loi est donnée la connaissance du péché » (Romains 3:20).

Luther disait que vous ne devez pas penser que la loi enseigne ce qu'il faut faire ou ne faut pas faire. C'est la manière dont agissent les lois des hommes. Ces lois-ci sont satisfaites par les bonnes œuvres, même si votre cœur est en désaccord avec elles. Mais Dieu juge parce qu'Il voit au fond de votre cœur et pour cette raison, cette loi s'adresse à la partie la plus intime du cœur humain et ne peut être satisfaite par des œuvres bonnes, mais condamne ces œuvres comme hypocrites et mensongères parce qu'elles ne sont pas issues du plus profond du cœur. C'est pour cela que, dans le psaume 116:11, les hommes sont appelés menteurs. En effet, parce que personne ne respecte, ou ne peut respecter, la loi de Dieu avec son cœur, car chaque homme a une aversion pour le bien et prend plaisir au mal. Son cœur n'aime pas la loi de Dieu et se rebelle contre elle. Et là se trouve le péché, qui mérite la colère et le châtiment de Dieu, bien que, vu de l'extérieur, on dirait que vous accomplissez beaucoup de bonnes œuvres. Vous êtes actuellement condamné par la loi de Dieu, parce que votre cœur profond se rebelle contre Sa loi, de toute sa force.

Mais les lois de Dieu n'ont pas été données pour votre justification ou votre salut. Veuillez lire Romains 3:20 à nouveau, à voix haute,

« C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par les œuvres de la loi ; car par la loi est donnée la connaissance du péché » (Romains 3:20).

Vous pouvez essayer d'être aussi bon que possible, mais Dieu ne regarde pas à l'apparence. Il regarde au cœur. Et là, il voit les serpents venimeux, les araignées empoisonnées, la rébellion et le péché.

« C’est pourquoi nulle chair ne sera justifiée devant lui par les œuvres de la loi…» (Romains 3:20).

Plus vous essayez d'obéir à la loi pour obtenir le salut, moins vous vous en approchez. C'est la vérité quand il s'agit de la conversion de Luther, et celles de Wesley ou de Bunyan, qui ont essayé désespérément d'être justifiés en « étant bons. » Mais la loi va bien plus loin que ça. Elle sonde votre cœur pour voir la terrible réalité de son état, car vous avez péché dans votre cœur et dans votre esprit contre un Dieu Saint. Remarquez les derniers mots de Romains 3:20,

«...car par la loi est donnée la connaissance du péché. »
       (Romains 3:20).

Le gracieux Saint Esprit de Dieu doit venir et vous charger du poids de votre péché intérieur, qui est prêt à vous tirer dans les feux de l'Enfer,

«...car par la loi est donnée la connaissance du péché. »
       (Romains 3:20).

Mais Dieu a donné une guérison pour les âmes qui essayent d'échapper à la terreur de la condamnation. Plus elles essayent de vaincre leur péché, plus elles s'y enfoncent. Ne vous êtes-vous pas trouvé dans cette situation ? Plus vous essayez de ne pas commettre de péché, plus vous devenez un pécheur au dedans de vous-même – repoussant au loin la merveilleuse guérison du péché offerte par Christ, et essayant d'établir votre propre bonté par une « redédicace » de votre vie, allant « de l'avant, » récitant la « prière du pécheur, » en apprenant un peu plus sur le salut, et encore d'autres œuvres de la loi. Mais rien que vous ne puissiez dire ou faire ne peut vous donner la paix avec Dieu, qui connait le véritable état d'iniquité dans lequel se trouve votre cœur.

Allez un peu plus loin au verset 24. Voici la place où votre âme coupable et pécheresse doit venir pour la guérison, la justification et la propitiation*. Lisez de nouveau à haute voix les versets 24-25, en finissant au verset 25 par ces mots, « par la foi en son sang. »

« Étant justifiés [rendu justes et purs] gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est en Christ Jésus : lequel Dieu a établi pour être une propitiation [moyen pour échapper la colère de Dieu] par la foi en son sang » (Romains 3:24-25).

Ce que la loi ne pouvait faire pour vous, la grâce, par la « foi au » Sang de Christ peut le faire. Seulement dans le Sang de Christ pourrez-vous trouver la rédemption de vos péchés et la propitiation au regard de la colère de Dieu.

Veuillez lire le verset 26 à haute voix, en commençant par ces mots, « justifiant celui qui croit en Jésus. » Dieu est Celui qui vous justifie et vous rend pur à Ses yeux par la foi en Jésus Christ Lui-même.

« Pour déclarer maintenant sa droiture, afin qu’il soit reconnu juste [parce qu'Il demandait un paiement pour le péché dans l'agonie et la mort de Christ], et justifiant celui qui croit en Jésus » (Romains 3:26).

C'est par la mort substitutive de Christ sur la Croix, subie pour vous, que vos péchés sont payés et que vous êtes déclarés lavés, purifiés, parce que,

« Mais Dieu fait valoir son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. Combien plus donc, étant maintenant justifiés par son sang, serons-nous sauvés de la colère par lui. Car si, lorsque nous étions ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu par la mort de son Fils ; à plus forte raison, étant réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie » (Romains 5:8-10).

Jésus Christ a payé le prix de chacun de vos péchés sur la Croix.

Alors, que vous reste-t-il à faire ? La réponse se trouve dans la deuxième partie du verset 26,

«...afin qu’il soit reconnu juste, et justifiant celui qui croit en Jésus » (Romains 3:26).

Croire en Jésus. Voilà toute la réponse du combat d'un perdu qui essaye de vivre une vie meilleure en observant « la loi » et en prenant certaines « décisions. » Rejetez vos bonnes œuvres et vos « décisions, » et votre orgueil d'être meilleur que les autres dans l'église. Vous ne pouvez tout simplement pas être sauvés de cette manière.

« [Dieu] justifiant celui qui croit en Jésus » (Romains 3:26).

Ayez foi dans le Sang de Christ, versé pour vous une fois pour toute sur la Croix, maintenant au Ciel, où ce Sang est toujours capable, dans toute sa fraîcheur, de laver tout péché. Ayez foi en ce Sang-, le Sang même de Christ.

Croyez en Jésus Christ Seul. Voyez-Le cloué à la Croix, payant votre dette à votre place. Voyez-Le sortir du tombeau et du séjour des morts pour présenter Son précieux Sang devant Dieu au Ciel ! Ayez « foi en Son Sang. » [Dieu justifie et sauve tous ceux « qui croient en Jésus »] (Romains 3:26). Ayez foi dans le Sang de Jésus !

C'est une démarche qui demande plus que de croire de simples faits sur Jésus. C'est une union spirituelle avec Lui ! Cela veut dire que vous venez à Lui, croyez en Lui, en Jésus Chris Lui-même ! « Croyez en Jésus. » Venez à Lui directement ! C'est la seule manière d'être justifié et lavé de votre péché. C'est l'Évangile éternel de Christ ! Ayez confiance dans le Sang de Christ ! Croyez en Lui ! Venez à Lui ! Quand vous le ferez, aussitôt vous serez converti et sauvé en un instant !

Voici le message central de Luther – et c'est un message véritable. Écoutez ce que Luther et la lettre aux Romains disent sur la justification par le Sang de Christ. Croyez en Christ. Jetez vous dans Ses bras. Il vous sauvera comme Il l'a fait pour Luther, et Wesley et Bunyan. Et que le salut vienne à vous et vous remplisse de joie et de paix en croyant en Christ Jésus.

Venez à Jésus. Alors vous serez purifié de tous vos péchés. Alors vous serez justifié aux yeux de Dieu. Alors vous serez un véritable chrétien – et le Sang de Christ, et la foi en Christ, dureront toute votre vie – jusqu'à ce que vous entriez dans la Cité Céleste (tiré du Voyage du pèlerin [Pilgrim’s Progress]) Voyez Jésus, et attrapez notre ami Luther par la main. Amen.

(FIN DU SERMON)
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Écriture lue avant le sermon par le Dr. Kreighton L. Chan : Romains 3:20-26.
Solo avant le sermon chanté par Mr. Benjamin Kincaid Griffith :
« Pour tous mes péchés » [For All My Sins] (par Norman Clayton, 1943).

Note du traducteur : Les citations bibliques proviennent de la version Louis Segond 1910 (libre de droits) et de la Bible KJV (King James Version) ou KJF (en français) – (Traduction en Français, basée sur les textes originaux, le Texte Massorétique Hébreu pour l’Ancien Testament et le Texte Reçu Grec [Texte Majoritaire] pour le Nouveau Testament [2006])