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DÉCISIONISME, CALVINISME ET APOSTASIE
D'AUJOURD'HUI !

par le Dr. R. L. Hymers, Jr.

Un sermon prêché au Baptist Tabernacle de Los Angeles
le soir du Jour du Seigneur, le 6 septembre 2010

« Que personne ne vous trompe en aucune manière; car ce jour-là ne viendra pas que l’apostasie [abandon de la foi] soit arrivée d’abord, et que l’homme de péché soit révélé, le fils de perdition…» (II Thessaloniciens 2:3).


L'apôtre Paul nous dit que deux choses devront se passer avant que n'arrive le grand et terrible Jour du Seigneur (1) « l’apostasie [viendra] d’abord » et (2) « l’homme de péché [sera] révélé. » Le Dr. McGee dit, « Premièrement l'église organisée abandonnera la foi – c'est ce que nous appelons l'apostasie » (J. Vernon McGee, Th.D., À travers la Bible [Thru the Bible], Thomas Nelson Publishers, 1983, volume V, p. 413; note sur II Thessaloniciens 2:3). L'apostasie des églises viendra en premier, puis « l'homme de péché » sera révélé. Le terme « apostasie » signifie « abandon de la foi » telle qu'elle est révélée dans la Bible.

Quelque soit votre vision eschatologique,* si vous connaissez un tant soit peu l'histoire de l'église, vous conviendrez que nous vivons actuellement en plein dans la plus grande apostasie de ces dernières deux mille années. Aussi, en ce qui me concerne, notre intérêt principal ce soir se portera sur ces paroles du texte « que l’apostasie [ne] soit arrivée d’abord [abandon de la foi]...»

« Que personne ne vous trompe en aucune manière; car ce jour-là ne viendra pas que l’apostasie soit arrivée d’abord [abandon de la foi]...» (II Thessaloniciens 2:3).

« Premièrement, un abandon. » Le Dr. W. A. Criswell fait remarquer que les termes grecs traduits par « abandon » sont « hē apostasia » – « l'apostasie. » Il dit, « l'emploi de l'article [hē] indique que Paul a à l'esprit une apostasie bien spécifique » – hē apostasia – l'apostasie (W. A. Criswell, Ph.D., La Bible d'étude de Criswell [The Criswell Study Bible], Thomas Nelson Publishers, 1979, p. 1409; note sur II Thessaloniciens 2:3). Ce qui implique qu'avant que le « Jour du Seigneur » n'arrive, on verra un remarquable abandon des croyants faisant profession de leur foi. » (ibid.).

Alors, quand « l'apostasie » a-t-elle commencé ? Quand cette « apostasie spécifique » a-t-elle débuté ? Après avoir étudié le sujet pendant plus de vingt cinq ans, je suis devenu de plus en plus convaincu que l'apostasie actuelle n'est pas apparue soudainement. Elle a un début et une croissance qui peut se retracer dans l'histoire. L'apostasie que nous voyons aujourd'hui a commencé avec le théologien allemand Johann Semler (1725-1791), le critique de la Bible qui enseignait que « beaucoup de ce qui se trouve dans la Bible n'est pas divinement inspiré » (J. D. Douglas, éditeur, Le bottin de l'histoire chrétienne [Who’s Who in Christian History], Tyndale House Publishers, 1992, p. 619). La critique de la Bible se développa si rapidement, que dès 1887 C. H. Spurgeon pouvait dire, « L'Église est ensevelie sous le jet des boues brûlantes de l'hérésie moderne » (C. H. Spurgeon, La chaire du Tabernacle Métropolitain [The Metropolitan Tabernacle Pulpit], Pilgrim Publications, réimprimé en 1974, volume XXXIII, p. 374). La « Controverse infâme » contre laquelle Spurgeon s'est vaillament battu, fut le commencement de la lutte entre ceux qui croient en la Bible et puis ses critiques, aussi connue sous le nom de controverse fondamentalistes/modernistes, qui fit rage en 1887 et continue encore aujourd'hui. Nous avons ici le premier élément conduisant à l'apostasie telle que nous la voyons maintenant – une critique supérieure de la Bible.

Mais il y a un second élément qui lui aussi a concourrut à cette apostasie. Dans la première partie du dix neuvième siècle, deux hommes ont contesté les enseignements à la base de la Réformation. Ils s'appelaient Nathaniel Taylor (1786-1858) et Charles G. Finney (1792-1875). Taylor était le professeur principal de l'Université de théologie de Yale. Nommé à ce poste en 1822, Taylor y resta en tant que professeur principal jusqu'à la fin de sa vie. L'opinion de Taylor sur le libre arbitre causa « une telle controverse que quelques [hommes] plus orthodoxes quittèrent Yale et fondèrent une faculté de théologie rivale à Hartford, en 1834 » – où l'antagoniste de Finney, le Dr. Asahel Nettleton enseigna assez souvent (Douglas, ibid. p. 661).

Sountenu par la théologie de Taylor, Charles G. Finney commença à attaquer la vision de la Réformation sur la dépravation de l'homme, et le salut par la grâce seule. Finney introduisit de « nouvelles mesures » dans ses réunions d'évangélisation, encourageant les gens à prendre des « décisions. » Plutôt que de dépendre uniquement de la grâce de Dieu pour leur conversion, Finney leur dit de recevoir « un nouveau coeur » en prenant une décision pour Christ. Finney ouvrit le chemin de la « décision » pour des milliers de personnes – en consiérant ensuite leurs actions comme preuves de leur salut. Ceci amena des millions de non-convertis dans les églises, et des milliers de pasteurs non-convertis également, tous rapidement attirés par la critique allemande de la Bible. Ainsi le « décisionisme » fut la cause majeure de l'apostasie que nous voyons aujourd'hui – produisant par millions des pasteurs et des membres d'église non-convertis.

« Que personne ne vous trompe en aucune manière; car ce jour-là ne viendra pas que l’apostasie soit arrivée d’abord [abandon de la foi]...» (II Thessaloniciens 2:3).

Nous avons vu que « l'apostasie » causée par le « décisionisme » grandit ensuite en un énorme mouvement qui paralysa, puis détruisit une dénomination après l'autre, comme un immense tsunami fondant sur les églises, ne laissant derrière lui que chaos et ruines. Nous avons vu comment les méthodes de décisionisme résultant des « nouvelles mesures » de Finney s'étendirent partout, que ce soit en Russie, Pologne, France, Asie et ailleurs, de telle manière que des gens qui n'ont jamais entendu parler de Finney croient aujourd'hui que pour être sauvé, il faut « s'avancer en avant vers le pasteur » ou bien dire la « prière du pécheur. » Ainsi le « décisionisme » est maintenant une erreur mondiale majeure – la plus grande menace de notre temps pour la véritable chrétienté.

Les Baptistes et les Presbytériens de « la Vieille École » sont contre les « nouvelles mesures » du « décisionisme » de Finney pour cinq raisons :

1.  Parce qu'on a confondu l'action extérieure de « s'avancer vers le pasteur » ou de dire une prière, avec la nouvelle naissance. Les « nouvelles mesures » de Finney enseignaient que les gens non-convertis peuvent accomplir certains actes pour les aider à devenir chrétien. Mais la prédication de « la Vieille École » s'attend à ce que la conviction de péché soit la cause d'un besoin de Dieu, afin de changer le centre même de l'être – une oeuvre de la nouvelle création, qui apporte une nouvelle vie. Les prédicateurs de « la Vieille École » soutenaient que sans une nouvelle vie en Christ, aucune conversion n'avait eu lieu.

2.  Parce que les enseignements de Finney rendaient populaires une vue superficielle de la conversion, ayant son origine dans une notion superficielle du péché. Répondant à Finney, le Dr. Charles Hodge a dit, « Il n'y a pas de doctrine plus destructrice pour l'âme qui ne puisse être imaginée, une doctrine où les pécheurs peuvent…se repentir et croire quand ils en font le choix – n'importe quand et n'importe où ! »

3.  Parce que les gens ont entendu qu'ils seraient sauvés s'ils « s'avançaient vers le pasteur » ou s'ils disaient « la prière du pécheur », leur donnant ainsi une fausse assurance de salut.

4.  Parce que mettre l'importance sur la personne « prenant la décision de » – au lieu d'expérimenter une vie changée – a permis que des millions de personnes non-converties deviennent membres d'une église.

5.  Parce qu'ils croyaient, comme John Elias le disait en 1828, que les «... résultats des principes erronés de Finney feraient la ruine des églises de notre pays. » (Condensé de « Pourquoi la Vieille École a-t-elle opposé Finney » par Iain H. Murray dans Pentecôte aujourd'hui ? La base biblique pour comprendre le Réveil, Pentecost Today? The Biblical Basis for Understanding Revival, The Banner of Truth Trust, 1998, pp. 49-53.)


Mais les dirigeants de « la Vieille École » ne purent arrêter le « décisionisme. » Les méthodes et les croyances du « décisionisme » s'étendirent rapidement dans les églises parce que cela semblait plus facile de voir les gens prendre une « décision pour Christ » superficielle plutôt que de les voir passer par une conversion profonde, comme les églises l'avaient fait avant Finney. Avant lui, ceux qui souhaitaient se convertir étaient mis à l'épreuve pendant six mois, ou plus, avant de pouvoir faire une « confession de foi publique » (Iain H. Murray, Réveil et temps de réveil : le « faire et le défaire » de l'evangélicalisme américain, Revival and Revivalism: The Making and Marring of American Evangelicalism, The Banner of Truth Trust, 1994, p. 369). En 1833 Jacob Knapp, un disciple de Finney, introduisit pour la première fois dans les églises baptistes le « baptême instantané. » (Revivalisme, Revivalism, ibid., p. 313). Knapp dit, « Le Frère Everts et moi en avons baptisé quatre vingt seize en un seul jour, et cela dura pendant dix semaines » (Revivalisme, Revivalism, ibid., p. 314). Ainsi Jacob Knapp baptisa environ 900 personnes en dix semaines. Presque tous abandonnèrent la foi peu après. C'est à ce moment que ces faux convertis commencèrent à être appelés des « chrétiens charnels. » La vérité c'est qu'ils étaient de « faux frères » (II Corinthiens 11:26), et non de véritables chrétiens ! Le décisionisme grandit tellement rapidement que dans les années 1920, Billy Sunday proclamait que tous étaient sauvés dès qu'ils venaient lui serrer la main à la fin de ses sermons !

Personne ne semblait remarquer que d'accepter ainsi des milliers de personnes sur la base d'une « décision » était en train de tuer les églises. Les Congrégationalistes s'étiolèrent et mourrurent, suivis de près par les Méthodistes, puis les Presbytériens – et finalement par les Baptistes et les autres. Maintenus à flot par tous les moyens possibles et inimaginables, même les Baptistes du Sud commencèrent à voir leur nombre décliner en 2007. Jim Elliff, un consultant Baptiste du Sud, dit que «…près de 90% des membres des églises Baptistes du Sud ne semblent guère différents que les « chrétiens culturels » qui peuplent les dénominations principales. Bien que ces gens aient « prié la prière » et « se soient avancés vers le pasteur » et qu'on leur ait dit qu'ils étaient chrétiens, les choses vieilles ne sont pas vraiment passées et les nouvelles ne sont pas encore vraiment arrivées. Ils ne sont pas de nouvelles créatures en Christ, 2 Cor. 5:17. Dans trop de cas, on peut voir des signes évident d'un coeur non régénéré [non-converti]...Ce sont des « croyants professant la foi », dont la Bible dit d'eux « qu'ils se trompent eux-mêmes » (Jim Elliff, consultant Baptiste du Sud pour le Centre du Midwest pour un Réveil biblique, Faculté Baptiste de théologie du Midwest, site internet du « Founder’s Journal », 7 février, 1999).

Dans une folle tentative pour stopper la rupture et sauver les églises, beaucoup de prédicateurs de tous bords, se tournèrent vers différentes modes et pratiques – ramassages par autobus, églises motivées par l'essentiel, ou églises émergentes. Et pourtant, dans l'ensemble, les églises s'affaiblissent d'une année sur l'autre. Quand je parle de « décisionisme », la plupart des pasteurs disent qu'ils ne le pratiquent pas. Mais ils le pratiquent. Un pasteur, qui dit ne pas être un décisioniste, a persuadé douze personnes de quitter l'église de mon ami. Il les a baptisé la première fois qu'ils « se sont avancés vers le pasteur. » Bien qu'il ne l'admette pas, ce pasteur est un décisioniste accompli de la pire espèce ! Mais, à la fin, « voler des moutons » ne fait que compliquer le problème, parce que cela ne fait qu'ajouter des gens non-convertis à l'église.

Beaucoup se tournent maintenant vers le Calvinisme, pensant que la doctrine réformée est la réponse qu'il leur faut. Pour moi, cela ressemble à une espèce de mode. Ce mouvement n'a pas été béni par un nombre significatif de véritables conversions. Aucun réveil ne l'a accompagné. Il me semble qu'on est principalement en train d'enseigner la théologie réformée à des gens non-convertis, qui viennent dans leurs églises pour avoir leurs oreilles chatouillées intellectuellement. Le Dr. Martyn Lloyd-Jones appelait cela le « Calvinisme mort. » Il disait aussi, « Si votre Calvinisme paraît mort, ce n'est pas le Calvinisme, c'est une philosophie. Ce n'est qu'une philosophie utilisant des termes calvinistes, c'est de l'intellectualisme, mais ce n'est pas du véritable Calvinisme » (Les Puritains : leurs origines et leurs successeurs, The Puritans: Their Origins and Successors, The Banner of Truth Trust, 1987, édition de 2002, p. 210).

En fait, la plus grande partie du Calvinisme que j'ai vu (ou que j'ai pu avoir sous les yeux par la lecture) ne présente pas plus qu'une autre forme de « décisionisme. » Au lieu de prendre la décision de « s'avancer vers le pasteur » le Calvinisme moderne vous dit de prendre la décision de changer votre théologie ! C'est une décision mentale, mais c'est tout autant du « décisionisme » humain que de « s'avancer vers le pasteur » dans une réunion d'évangélisation. Au lieu qu'une personne décide de s'avancer, elle décide maintenant de croire dans les doctrines calvinistes. Elle est supposée être sauvée par une décision de son intellect plutôt que par qu'un acte physique. C'est toujours le salut basé sur une décision humaine ! Mais personne n'est sauvé par une quelconque décision – que ce soit de s'avancer ou de croire intellectuellement une doctrine. Non ! Non! Le salut ne vient absolument pas d'une décision de l'homme !

« Car par grâce vous êtes sauvés, par la foi ; et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu : non par les œuvres, afin que personne ne se vante » (Éphésiens 2:8-9).

La véritable conversion vient quand l'Esprit de Dieu vous fait expérimenter votre misérable condition de pécheur, perdu et aveugle ! La véritable conversion vient quand l'Esprit de Dieu enseigne votre coeur à craindre la colère et le jugement mérité par votre péché. Seuls les pécheurs complètement convaincus de leur nature dépravée sont attirés à Christ, lavés de leur péché par Son Sang, et sauvés par Sa résurrection et Sa vie. C'est ce que John Newton écrivait, et je suis d'accord avec lui ! Je vous invite à chanter le chant numéro 8 sur votre feuille de chants. Et pensez aux paroles mêmes de ce chant !

Oh combien est-il doux, la voix qui sauva
   Un misérable comme moi.
Fût un temps, j'étais perdu,
   Mais Il m'a retrouvé,
J'étais aveugle, et aujourd'hui je vois.

C'est Sa grâce qui m'enseigna la crainte
   Et Sa grâce qui me l'ôta;
Combien cette grâce me parut précieuse
   Dès l'heure où je cru !
(« Merveilleuse Grâce » par John Newton, 1725-1807).

Click here to read, “A Review of Iain H. Murray’s ‘The Old Evangelicalism.’”

(FIN DU SERMON)
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Écriture avant le sermon lue par le Dr. Kreighton L. Chan : II Timothée 4:2-5.
Solo avant le sermon chanté par Mr. Benjamin Kincaid Griffith :
   « Vous devez être né de nouveau » (par William T. Sleeper, 1819-1904).

Note du traducteur : Les citations bibliques proviennent de la version Louis Segond 1910 (libre de droits) et de la Bible KJV (King James Version) ou KJF (en français) – (Traduction en Français, basée sur les textes originaux, le Texte Massorétique Hébreu pour l’Ancien Testament et le Texte Reçu Grec [Texte Majoritaire] pour le Nouveau Testament [2006])